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mardi 27 mai 2014

Test : Epiphone Les Paul 60 Tribute Plus (Black Cherry)








Rappelons-le, Epiphone est actuellement la sous-marque officielle de Gibson. C'est ce qui lui permet d'utiliser les appellations célèbres comme Les Paul. Ici c'est la Tribute Plus, qui donc est supposée être un modèle hommage aux Les Paul de 1960.



Caractéristiques :

Détaillons d'abord les caractéristiques de base : corps en acajou, table bombée massive en érable avec un plaquage flammé AAA, manche en acajou et touche en palissandre. C'est donc une configuration tout à fait classique. Notez tout de même qu'elle dispose d'un manche long tenon, c'est-à-dire qu'il se prolonge dans le corps jusqu'à la cavité du micro manche pour favoriser la transmission des vibrations et donc la résonnance et le sustain. Cette technique de fabrication est aujourd'hui assez rare mais était utilisée à l'époque par Gibson, et justifie à elle seule la dénomination 60's Tribute de cette guitare. Mais cette Les Paul se démarque surtout par son accastillage et son électronique. En effet elle est équipée de micros Gibson Classic 57 et Classic 57 Plus, de réglages push-pull sur les tonalités, de mécaniques bloquantes Grover Rotomatic 106 et d'un chevalet Tune-o-Matic-cordier Stopbar Locktone. Mais il faut souligner que cette guitare est fournie en étui Epiphone et avec des strap locks. Il était possible de la trouver sur le net pour moins de 500€. Ce qui paraît être un rapport qualité-prix hors norme. Mais actuellement elle atteint un prix encore tout à fait raisonnable d'environ 600€.


Le Manche :

Le manche est donc constitué d'acajou et d'une touche en palissandre. On retrouve les fameux repères "couronne" ainsi que des frettes medium-jumbo.
C'est un manche de type 60's slim taper, donc plutôt fin, qui convient à la majorité des guitaristes. Son radius de 12" est habituel chez Epiphone. Assez plat en-dessous, il est agréable en jouant avec le pouce en-dessous et peut convenir aux shreddeurs. Il est toutefois suffisamment épais et arrondi sur les bords pour permettre au pouce de venir sur la touche sans douleur.





Les finitions :

Globalement, les finitions sont très bonnes, presque à la hauteur des modèles Gibson. Les découpes et collages des bois ont bien été réalisées, la peinture et vernis sont bien appliqués. Idem pour l'accastillage qui est correctement fixé, mis à la part l'attache courroie du haut, légèrement de travers. Les blindings, souvent problématiques, sont très proprement réalisés. Notamment sur le manche au niveau de la jonction corps/manche où généralement la peinture dépasse sur le blinding. Mais ici, pas du tout, c'est quasi parfait.
Le seul vrai problème se situe au niveau du frettage. Mon modèle présentait en effet un problème de niveau dans les frettes aigues. Il semble malheureusement que ce problème ait touché quelques guitares dans cette série Tribute 60's, mais difficile de vérifier s'il est récurrent étant donné la certaine rareté du modèle. Dommage, car à part ce détail qui peut parfois être très problématique, cette Les Paul s'en sort plus que bien au niveau des finitions.


Notez au niveau des coloris que le dos de chaque modèle est très foncé sauf celui de la Faded Cherry Sunburst. Aussi les boutons de volume et tonalité sont noirs sur le modèle Midnight Ebony.


Les coloris disponibles
A l'usage, cette guitare se révèle être plutôt bonne. Evidement elle possède tous les inconvénients habituels des guitares Les Paul : elle est lourde, épaisse et l'accès aux aigus n'est pas très facile.
Mais mis à part ça, les réglages de sortie d'usine sont bons, sauf peut-être le micro aigu légèrement trop éloigné des cordes, rien de grave donc.

Le sillet de tête est bien fini, au niveau de la hauteur et de l'épaisseur des sillons. La jouabilité et la justesse sont par conséquent très bonnes au niveau des premières cases. Les cordes n'accrochent pas, ce qui favorise la bonne tenue de l'accordage.

Les mécaniques Grover sont vraiment top. Attention ce ne sont pas des mécaniques auto-bloquantes mais bloquantes. C'est-à-dire qu'elles disposent d'un système qui bloque la corde. Aussi, la tête de la mécanique peut tourner de manière indépendante du reste de la mécanique. Elle ne se bloque que lorsqu'on insère une corde et que l'on tourne la clé. A noter que le trou pour mettre la corde ne passe pas par le milieu de la tête de mécanique mais est légèrement désaxé pour faciliter l'installation des cordes. Leur ratio 18:1, est plus important que la moyenne. Il est donc plus facile d'accorder avec précision.
Mécaniques Grover

Le switch est très fiable. Il est un peu plus petit que généralement sur les guitares asiatiques et ses crans sont bien marqués ce qui réduit considérablement le risque de le changer de position par erreur, notamment lorsqu'on joue en tapping, problème récurrent des guitares Les Paul.
Toute l'électronique fonctionne parfaitement, splits compris. Les boutons de tonalité sont peut-être un peu trop glissants et il est nécessaire d'acquérir une certaine technique pour activer les splits rapidement et sans difficulté. A noter que les volumes tournent moins facilement que les tonalités, ce qui peut être un peu déroutant. D'un autre côté ça permet en les tournant de tout de suite savoir si on ne s'est pas trompé de bouton.

Les strap locks Epiphone sont fournis avec la guitare. C'est un bon point, bien qu'ils soient moins pratiques que d'autres strap locks qu'on peut trouver dans le commerce. On peut les installer sans avoir à enlever les attaches courroies d'origine, il suffit de les accrocher, mais attention à bien les mettre dans le bon sens : le côté ouvert du strap lock vers le haut. Une fois le strap lock fixé à la sangle, on peut l'accrocher et le décrocher de la guitare, mais cette opération se révèle moins facile et moins pratique qu'avec d'autres strap locks.


Epiphone Strap Locks fournis



L'étui fourni avec la guitare respire la qualité, mais dégage toutefois au début une odeur de pétrole. Il vaut mieux, si possible, le laisser ouvert en extérieur un certain temps. Mais rassurez vous elle finit par disparaître. A part ce point négatif, l'étui est très joli, bien fini, et il protège bien la guitare. Les 4 loquets de fermeture sont solides. L'extérieur est en imitation cuir très réussie et plutôt résistante. L'intérieur est recouvert d'une fourrure très agréable à l'œil et au toucher. La case de rangement est bien conçue mais est peut-être un peu petite. Elle permet de ranger l'essentiel du guitariste : médiators, fast-fret, lot de corde .. mais guère plus. Cet étui est au final très proche de l'étui standard vendu avec les guitares Gibson à ceci près que l'intérieur est gris au lieu de l'habituel blanc, plus flashy. 
           





Le son :

Comme je l'ai dit auparavant, la présence de micros Gibson Classic 57 constitue un très gros point fort de ce modèle.
Mais d'abord, débranchée, cette Les Paul présente des caractéristiques sonores tout à fait classiques, à l'image des bois qui la constituent. Des basses rondes et une résonnance boostée par les bas-mediums. En tout cas elle résonne plutôt bien, avec un bon sustain naturel. Il est difficile de vraiment juger la projection sonore étant donné l'épaisse couche de vernis qui la recouvre, mais en comparaison avec d'autres guitares  similaires, ça a l'air plutôt satisfaisant.

Branchée, les sonorités sont globalement très épaisses et chaleureuses, presque trop sur le micro manche notamment. Les Gibson Classic et l'acajou y sont pour quelque chose. Mais l'intelligence du modèle, c'est d'avoir ajouté des splits qui permettent d'affiner les sons pour réduire cette épaisseur. On obtient alors de très jolis sons clairs, à mi-chemin entre un micro simple et un P90.
Les volumes sont efficaces et permettent de passer facilement d'un son Crunch à un son clair, ou d'une disto à un Crunch. Ils sont aussi très progressifs. Les tonalités sont elles aussi efficaces. Même proche de 0, les sons qu'on obtient sont utilisables.

Les deux micros présentent un niveau de sortie légèrement différent. Le Classic 57 Plus du chevalet a un niveau de sortie plus important que le Classic 57 du manche, qui lui a un niveau de sortie quasiment égal aux 490R et 490T de Gibson.

En clean, les sonorités sont très chaudes, avec des basses rondes sur le micro manche, parfait pour le jazz et le blues en baissant la tonalité. Le micro aigu quant à lui est parfait pour le funk et le lead country avec une sonorité proche des telecaster, légèrement compressé. Toutefois la position centrale reste idéale pour les sons clairs.
En Crunch, le micro manche reste chaleureux et pas du tout agressif, même dans les aigus, tandis que le micro chevalet se montre très dynamique avec des attaques précises et tranchantes. Parfait pour le Rock en général.
En distorsion, on commence à tendre vers une sonorité fuzzy, bien qu'avec de bons réglages on peut jouer du métal avec un son crédible. Le micro manche est très lourd en rythmique sur les cordes graves et reste chaleureux et mélodique en solo. Le micro chevalet est quant à lui toujours efficace peu importe le style : tranchant, dynamique et précis.




En Conclusion, on a là une très bonne Les Paul, proche des modèles Gibson. Mêlant des caractéristiques classiques proche des modèles des années 60 avec d'autres plus modernes, cette guitare est au final une franche réussite. Une bonne alternative aux Gibson bas-de-gamme.



mercredi 28 août 2013

Test : Epiphone Riviera Custom P93 (Wine Red)









Rappelons-le d'abord, Epiphone est la sous-marque officielle de Gibson. Pourtant la Riviera est considérée comme un des modèles exclusifs de la marque avec d'autres guitares telles que la Casino, la Wilshire ... ect. Cependant, Gibson garde toujours une longueur d'avance en proposant des guitares aux caractéristiques similaires. Ici, on a donc la riviera, guitare semi-hollow contrairement à la casino qui possède un corps vide (comme la Gibson ES-330). La particularité de cette Riviera réside dans le fait qu'elle soit équipée de P90 à la place des traditionnels Mini Humbuckers.


Les caractéristiques de cette Riviera sont donc très proches d'une Gibson ES-335. Elle dispose d'un corps en érable laminé avec une poutre centrale en acajou. Il n'y a donc que les côtés de la guitare qui sont creux, c'est-à-dire là où sont disposés les ouïes en f.  Le manche est en acajou, et la touche en palissandre. On retrouve l'habituel diapason 628mm de chez Gibson, des frettes medium-jumbo, des repères "parallélogrammes" typiques d'Epiphone, un blinding couleur crème sur les contours du corps à l'avant et à l'arrière ainsi que sur le manche. Les mécaniques sont des Wilkinson au ratio 14:1. Chose particulière dans cette guitare, elle est équipée de trois micros Epiphone P-90 à aimant AlNiCo V ainsi que d'un vibrato Bigsby B70. Notez que tout l'accastillage est doré. Cette guitare est dite issue du custom shop. Il y a donc un logo "Epiphone Custom Shop" au dos de la tête.


Le manche présente un profil en D, plutôt épais, avec une touche plate typique d'Epiphone (radius : 12"). Personnellement je trouve qu'il est particulièrement agréable et qu'il facilite les effets de jeu et des bendings. On peut régler l'action très bas, ce qui facilite encore le jeu.
L'accès aux aigus est beaucoup plus aisé que sur une casino. On peut atteindre la 22e case sans trop de difficulté.





Les finitions sont particulièrement bonnes pour une guitare de ce prix. Le vernis est bien appliqué, et tout est assemblé correctement. Les frettes sont très bien finies et aucune frise à signaler. On croirait qu'une machine Plek System a été utilisée. Pareil pour le sillet qui est parfaitement ajusté. A part ça, les repères et tous les ornements en nacre sont proprement posés. Par contre la peinture dépasse un peu sur les blindings par endroits. Il semble que c'est un problème récurrent chez Epiphone mais bon il faut regarder de très près pour le remarquer. Visuellement cette Riviera est particulièrement belle. Tout s'accorde parfaitement : la tête typique d'Epiphone, les repères, les blindings, l'accastillage doré, le Bigsby, le coloris Wine Red qui laisse apparaître les veines du bois ... ect. Tout est cohérent et apporte un style classieux, donnant l'impression que cette guitare est bien plus chère voire haut-de-gamme. En tout cas Epiphone a eu une très bonne idée en sortant cette guitare.





L'électronique de cette Rivera est assez particulière. En effet elle dispose de trois potards de volume et un de tonalité. Il y a donc un potard de volume pour chaque micro et un de tonalité pour tous les micros (master tone). Notez que la polarité du micro central est inversée.
 Le switch est un 3 positions :
-Lorsque celui-ci est dans la position aigue, il active le micro chevalet et celui du milieu.
-Lorsqu'il est dans position grave, il active les micros manche et milieu.
-Lorsqu'il est au milieu, tous les micros sont activés.

La qualité des composants est respectable bien que le switch a parfois tendance à crachoter un peu. L'écrou qui maintien l'entrée Jack a tendance à se dévisser, ce qui est souvent le cas des guitares Made in China. Ce n'est pas gênant dans la plupart des cas, sauf que là il n'y a pas de plaque d'accès donc impossible de revisser l'écrou en maintenant la prise Jack par l'intérieur. D'ailleurs l'absence de cette plaque d'accès rend le changement de micros bien plus laborieux.





A l'usage cette guitare est très agréable. Sa forme, bien qu'assez imposante, ne pose aucun problème pour jouer assis ou debout. Cette guitare est assez lourde pourtant elle cause moins de douleurs à l'épaule qu'une Les Paul grâce à cet équilibre bien dosé. Les mécaniques tiennent globalement l'accord mais un changement serait bénéfique. Le Bigsby est un B70, c'est donc une version économique du B7. Pourtant c'est un bon vibrato. Il se remet bien en place après usage et désaccorde très peu la guitare à condition de ne pas l'utiliser comme un bourrin. A part ça il faut noter que l'accastillage s'oxyde rapidement à cause du contact avec la peau. Si vous voulez éviter ça il faut passer un coup de chiffon sur les pièces dorées à chaque utilisation. Personnellement je trouve que cette perte de couleur donne côté vintage très sympa.




Au niveau son, c'est du Epiphone tout craché. Les P90 sont assez dynamiques mais manquent de définition. Pourtant la caractéristique sonore est très proche de vrais P90. Aussi, on note un très bon sustain.

-Les sons clean sont dynamiques à la manière de micros simples avec toutefois des basses rondes et bien présentes.
-En crunch le son reste dynamique mais bien plus épais et gras que des micros simples.
-En montant encore le gain on obtient des sonorités proches de humbuckers.
-En distorsion, ça sonne très fuzzy. Le manque de définition se fait sentir. Evidement on ne peut pas considérer que cette guitare soit faite pour le métal. Toutefois, les amateurs de noise vont apprécier davantage.

L'intérêt particulier de cette guitare c'est évidement la présence de 3 micros avec un réglage de volume pour chacun. Avec le volume du micro central à zéro, c'est comme s'il n'existait pas. Ce micro possède une polarité inversée. En montant le volume de celui-ci, on augmente les aigus des cordes graves et on diminue les aigus des cordes aigues. Cela permet de modifier l'équilibre tonal entre les cordes, ce qui est bien pratique. La possibilité d'enclencher les trois micros et d'ajuster le volume de chacun augmente considérablement les possibilités. En mettant le volume au maximum on obtient des sonorités comparables à celles d'une Stratocaster, notamment avec la position chevalet-milieu.
Ces nombreuses possibilités de réglage rendent cette guitare très polyvalente et adaptable à beaucoup de styles tels que le Rock'n'roll, le Blues, le Rockabilly, la Pop, le Jazz, le Noise ... ect

La présence d'un poutre centrale réduit considérablement les risques de larsen incontrôlable par rapport à une Casino (hollow-body). Toutefois on garde le feeling particulier d'une guitare creuse.
On peut jouer lorsqu'elle est débranchée avec un son acceptable.










Conclusion :

La Riviera Custom P93 est un très bon modèle, un des meilleurs sorti par Epiphone ces dernières années. C'est une guitare à la fois très belle, très polyvalente et avec des caractéristiques plus qu'intéressantes pour un prix très abordable. Bref, un coup de cœur.










samedi 22 juin 2013

Test : Squier Stratocaster Classic Vibe 50's (Sunburst)





Squier est la sous-marque de Fender. La série Classic Vibe constitue le haut-de-gamme de la marque avec des guitares à peine moins chères que les entrées de gamme de Fender. On trouve dans cette gamme des Stratocasters basées sur les guitares originales de Fender des années 50 et 60. Les modèles 50's sont caractérisés par une touche érable et des micros AlNiCo III, tandis que les modèles 60's ont une touche palissandre et des micros AlNiCo V. Ici je vais parler de la 50's.




Les caractéristiques de cette Squier sont assez communes. Le corps est en aulne, bois typique des Strats, qui favorise le rendu cristallin. Le manche vissé, d'une pièce, ainsi que la touche sont en érable. Le corps présente une découpe pour le ventre et une autre pour le bras. Il y a du vernis polyuréthane, glossy, sur le corps, le manche et la touche. On retrouve un diapason standard de Fender (648mm), 21 frettes medium, six mécaniques alignées, un vibrato type vintage, trois micros avec aimants AlNiCo III échelonnés, un volume et deux tonalités. J'ai opté pour une finition Sunburst plutôt jolie, visuellement très proche des versions originales de Fender. Le pickguard est blanc tandis que les micros et les boutons de tonalité sont de couleur crème comme s'ils étaient usés.




Le manche présente une forme en C et un radius 9.5", avec 42mm de largeur au sillet. C'est un manche de type moderne, fin et très jouable, qui plaira à une majorité de guitaristes dans divers styles, sauf peut-être aux amateurs de bon vieux manches en V. En effet, le jeu conventionnel avec le pouce en-dessous est tout de même favorisé avec ce type de manche. Le vernis glossy présent sur le manche et la touche risque de rebuter certains. Sur la touche il a tendance à atténuer la glisse des slides et des bends. Sur le manche il rend difficile les déplacements de la main.





Les finitions sont le gros point fort de cette guitare. Vernis et peinture très bien appliqués, accastillage parfaitement posé, niveau et finitions des frettes particulièrement réussi ... Pour ce prix, il y a de quoi s'étonner d'une telle qualité. Le seul point négatif se trouve au niveau du sillet. Les sillons qui maintiennent les cordes sont un peu trop étroits. Cela provoque de légers problèmes de tenue d'accord. Mais c'est un problème qui peut être rapidement résolu.

L'électronique est plutôt bonne. D'abord il faut savoir que le volume est un master qui agit sur tous les micros. La première tonalité agit sur le micro manche. La deuxième tonalité agit sur le micro central. Il n'y a donc pas moyen de modifier la tonalité du micro chevalet, ce qui peut être gênant car ce micro a tendance être strident lorsqu'on joue dans les aigus. Les potards sont assez efficaces et progressifs. Le volume permet de facilement passer d'un gros crunch à du clean. Le blindage est bien réalisé, et il y a très peu de buzz. Dans le cas de la mienne, au début tout fonctionnait. Sauf que le switch a fini par montrer des signes de fatigue. Il crachotait et finalement le micro chevalet ne s'activait qu'une fois sur quatre.


Au niveau son, cette guitare se défend particulièrement bien. Débranchée, elle dispose d'une très bonne projection avec des attaques précises. Les micros d'origine sont très cristallins mais avec quelques ajustements des tonalités et de l'ampli, ils peuvent presque tout faire.
Le rendu des sons clean est vraiment réussi. C'est ce que cette guitare fait de mieux. Du jazz à la Stevie Ray Vaughan aux arpèges pop ... On peut l'adapter à beaucoup de genres rien qu'en jouant avec la tonalité. Les positions 2 et 4 du switch (micros manche-milieu et milieu-chevalet) sont d'ailleurs très réussies.
En crunch, le son est très dynamique et précis. Elle réponds bien aux attaques du médiator.
En distorsion, elle garde une certaine dynamique mais ce n'est clairement pas adapté à ce type de micros. Ils peuvent s'en sortir dans un solo de guitare à condition de baisser les tonalités pour éviter que ça devienne trop criard dans les aigus.

Conclusion : Cette guitare présente un rapport qualité extrêmement intéressant. Son esthétique et ses sonorités classiques sont mélangées à une jouabilité moderne. La forme, les bords arrondis et les découpes typiques de la Strat la rendent très confortable que l'on joue assit ou debout.


Mes améliorations :

J'ai été obligé de changer le switch car l'utilisation du micro chevalet devenait presque impossible. Par la même occasion j'ai changé les micros pour des Texas Special à aimants AlNiCo V. Ces micros offrent un son plus épais, avec un niveau de sortie plus élevé tout en ayant un grain très typique. 

Ensuite, même si je ne l'ai pas fait, un changement du vibrato pourrait être bénéfique. 

Aussi, j'ai retiré le vernis du manche et de la touche à l'aide de papier abrasif extra-fin. Cela peut prendre un certain temps (1 à 2h) mais le résultat en vaut largement la peine. Au toucher c'est bien plus agréable et ça rend le jeu bien plus facile. 





lundi 27 mai 2013

Test : Gibson SG Special Faded (Worn Cherry)








La SG Special Faded est ce qu'on peut appeler le bas de gamme de Gibson en matière de SG. C'est une des guitares les moins chères de la marque avec les melody maker.

Il s'agit en fait d'une Gibson SG Special avec beaucoup moins de couches de vernis, ce qui lui donne un toucher satiné et visuellement un côté vieille guitare.
De plus, l'application de vernis nitrocellulose est un procédé long et coûteux, ce qui rend cette guitare moins chère. Rappelons que le vernis nitrocellulose laisse davantage respirer le bois et est utilisé par Gibson sur toutes ses guitares contrairement aux autres marques qui optent souvent pour du vernis polyuréthane plus facile à appliquer. Par contre l'absence de cette couche de vernis rend la guitare beaucoup plus fragile. Les rayures profondes, impacts et autres traces risquent de rapidement apparaître si l'on ne fait pas attention. En même temps cela peut être considéré comme un plus. Personnellement j'aime bien les guitares usées dans le genre "Reissue" et finalement au bout de 2 ans on aura l'impression qu'elle en a 20. Et la sensation de l'avoir toujours eue renforce l'attachement.



La Gibson SG Special faded est finalement assez proche de la Standard. La Special a surtout moins de finitions : pas de blinding sur le manche, les repères de la touche sont des points au lieu des couronnes,  pas d'ornement perloïd sur la tête, pas de cache sur les micros.. finalement c'est surtout le micro chevalet qui diffère.
La Special est en effet pourvue de micros 490R et 490T à aimants AlNiCo II tandis que la Standard est possède un 498T à aimants AlNiCo V à la place du 490T. R pour Rythm (grave) et T pour Treble (aigu). A part ça, la Special est livrée en housse tandis qu'un étui rigide est fourni avec la Standard. Evidement, la Standard a un côté plus luxueux, qui fait plus "vraie guitare". La Special est plus une guitare dans la veine d'une Junior mais avec les caractéristiques proches de la Standard.





Les caractéristiques de cette SG Special sont donc assez communes. Manche collé en acajou d'une pièce, corps en acajou. Touche en palissandre, mais sachez les versions plus récentes sont pourvues d'une touche en érable cuit (baked maple) visuellement assez proche du palissandre. Le pickguard est identique à celui des Standard. Les mécaniques tulipes Gibson Deluxe sont souvent l'élément le plus critiqué. En effet on leur reproche toujours de ne pas tenir l'accord. Il y a mieux, c'est évident. Pourtant si on les utilise correctement et si on monte bien les cordes elles tiennent plutôt bien l'accord. Certes elles n'ont pas l'air très solides et si vous voulez vraiment avoir des mécaniques fiables il vaut mieux les changer. Mais je ne pense pas qu'elles soient mauvaises pour autant. Le sillet a tendance à retenir les cordes et il peut aussi être la cause de ces problèmes d'accordage. Il vaut donc mieux le lubrifier régulièrement à la graphite. A part ça, cette SG est vraiment légère. On peut jouer plusieurs heures debout sans ressentir la moindre fatigue ou douleur. La tête n'est pas trop lourde et la guitare n'a pas trop tendance à piquer du nez. C'est du coup une guitare très maniable, parfaite pour la scène. Le vernis satiné lui donne un toucher "peau de pêche" très agréable dès les premières minutes de jeu. L'ensemble semble assez solide sauf au niveau de la tête, problème récurent chez Gibson. En effet, il n'y a aucun renfort du manche au niveau du sillet. Ce qui fait qui fait que cet endroit est très fin et fragile. Il faut donc toujours faire très attention de ne pas cogner la tête de cette guitare d'une quelconque manière au risque de finir chez le luthier.


Les finitions sont globalement un point fort de cette SG. Certes il n'y a pas de blinding et autres finitions tape-à-l'oeil mais il faut avouer que tout est réalisé avec beaucoup de propreté.
Alors bon, les perfectionnistes trouveront toujours quelque-chose à redire. Par exemple un des repères de la touche de la mienne n'est pas tout à fait entier à cause d'une bulle. Mais rien de bien grave. Tout est correctement assemblé. Les frettes sont parfaitement posées et finies (bords et niveau). C'est un point à souligner car j'ai rarement vu des frettes aussi bien finies à un tel prix, et c'est là qu'on se dit que la fabrication "made in USA" a son importance. D'après Gibson, le Plek system est utilisé pour toutes leurs guitares, ce qui peut expliquer cette qualité de finition.


L'électronique est bien réalisée. Les soudures sont propres. Depuis peu, Gibson installe un circuit imprimé dans la cavité. Du coup on peut dire que c'est vraiment propre mais par contre le changement de micros risque d'être plus compliqué. Mais en tout cas, tout a l'air très fiable. Par contre il y a un gros point noir dans cette électronique : la cavité n'est pas du tout blindée. Et du coup un buzz se fait entendre dès qu'on lâche les cordes. C'est vraiment dommage qu'une électronique si bien faite soit gâchée par quelque-chose d'aussi basique que le blindage. On entends toujours dire que les humbuckers sont faits pour faire disparaître les bruits parasites. Certes, mais une guitare correctement blindée avec des micros simples fera moins de bruit qu'une guitare mal blindée avec des micros doubles.


Le manche a un profil "rounded 50's". C'est manche au profil très traditionnel, plutôt épais, qui tient bien en main. Certains vont trouver ça trop épais mais personnellement j'aime beaucoup. Cette épaisseur facilite le jeu "avec le pouce au-dessus", particulièrement les vibrés et les bendings qui demandent moins d'effort au niveau des doigts. Le vernis satiné est fort appréciable pour les gens comme moi qui ont tendance à suer des mains. Les frettes medium-jumbo ont une taille idéale : elles facilitent le jeu solo sans pour autant être énormes. Le double cut-away permet un accès très facile à toutes les cases du manche, même les plus aiguës. Le très bon travail effectué sur les frettes fait qu'on peut régler l'action très bas. Le jeu en est que plus agréable.

Au niveau du son, on peut dire que cette Gibson SG Special Faded se défends bien. Débranchée, elle a un bon potentiel sonore et vibratoire. Les basses rondes sont typiques de l'acajou, les aigus sont assez percutants. Globalement, c'est équilibré. Aucune des cordes ne sonne de manière frêle par rapport aux autres. Le sustain n'est par contre pas énorme, surtout dans les cases aiguës où il semble un peu trop court.
En clean, c'est plutôt pas mal. Ca manque peut-être un peu de chaleur. Les attaques sont assez précises et dynamiques.
En crunch, cette guitare se montre très dynamique. Elle réagit très bien aux variations de jeu. Avec  un gain plus élevé, on peut facilement passer d'un son propre à un son limite saturé en utilisant le volume de la guitare. Par ailleurs, les volumes sont plutôt efficaces. Même proche de 0, le son reste dynamique. Les tonalités permettent d'épaissir le son aussi mais font tout de même perdre un peu de dynamique. En distorsion, les 490R&T sont performants mais manquent un peu de tranchant et de précision par rapport à un 498T. Globalement, ces micros ont une approche brute mais efficace. Pourtant je trouve qu'ils sont polyvalents et peuvent être adaptés à beaucoup de styles différents. Notez qu'on retrouve ces micros dans la guitare signature BB King, Lucille.


En conclusion cette guitare permet d'accéder à du vrai Gibson pour un prix raisonnable. Elle n'a pas les atouts physiques de modèles plus onéreux mais elle va à l'essentiel. Les finitions sont très bonnes. Le vernis fin offre une bonne projection naturelle. Les micros, même s'ils ne font pas toujours l'unanimité se montrent largement à la hauteur. Elle réagit bien aux nuances de jeu. C'est une guitare légère, maniable et facile à jouer.



 

Mes améliorations :

Déjà pour commencer le réglage d'origine de l'action n'est pas parfait malgré la fabrication américaine. Surtout n'hésitez pas à modifier cette action. Dans mon cas les cordes graves étaient un peu trop hautes et les cordes aigues un peu trop basses. Je dis cela car il est possible que certains aient peur de perdre le réglage d'origine, sous prétexte qu'elle ait été conçue et vérifiée dans une usine réputée.
Ensuite le cordier (Stopbar) du Tune-o-Matic est d'origine surélevé par rapport à la table. C'est souvent le cas pour réduire la tension exercée par les cordes sur le Tune-o-Matic. Le problème c'est que cela a aussi pour effet de réduire le sustain. Donc j'ai décidé de monter les cordes en wraparound, c'est-à-dire en faisant passer les cordes par dessus le cordier. C'est un vieux truc utilisé notamment par Jimmy Page et Joe Bonamassa. Grâce à cela, on peut abaisser le cordier contre la table sans que l'angle fait par les cordes soit trop important. Cette réduction de l'angle permet aussi de diminuer le risque de casse des cordes. La diminution de la tension sur le Tune-o-Matic augmente aussi sa durée de vie.
Attention par contre si vous êtes pointilleux, ce montage risque de laisser des traces de cordes sur le Stopbar. Mais après tout il vaut mieux abîmer le cordier plutôt que le Tune-o-Matic.



Ensuite le gros problème de cette guitare, comme je l'ai dit plus haut, c'est l'absence de blindage de la cavité. Généralement les marques utilisent de la peinture graphite ou recouvrent les cavités de métal conducteur. Ici il n'y a rien. Alors pour arranger ça, normalement il faudrait enlever tout ce qu'il y a dans la cavité pour y mettre le blindage. La présence du circuit imprimé complique un peu les choses car il faut le décoller. Mais vu que je n'ai pas trop envie de toucher à tout ça j'ai opté pour une solution plus rapide. J'ai tout simplement collé du papier aluminium sur la plaque qui ferme la cavité dans le dos de la guitare (évidement il faut que l'alu soit à l'intérieur de la cavité). Il faut ensuite le relier à la masse. Personnellement j'ai juste surélevé le fil de la masse pour qu'il touche l'alu. Mais attention il ne faut pas qu'il y ait d'aluminium sur la plaque à l'endroit où il y a la prise Jack. Sinon le Jack touche l'alu lorsqu'il est inséré. Cette solution est assez efficace et réduit considérablement le volume des bruits parasites. Certes c'est moins efficace qu'avec un blindage complet de la cavité et du coup il y a toujours un peu de buzz.




J'ai aussi changé les mécaniques pour des Schaller type tulipe. Sachez que le changement est très facile. Pas besoin d'agrandir les trous d'origine.



En 2013, Gibson a semble-t-il remplacé la Special Faded par un nouveau modèle : la SGJ. Celle-ci présente les mêmes caractéristiques que la Special Faded mais on notera que la disparition du pickguard et l'ajout de 2 cases supplémentaires, ce qui en fait 24.
Mais le succès de la Special Faded fait qu'elle est assez facile à trouver en occasion.

dimanche 12 mai 2013

Test : Vintage V100 (Iced Tea)


La Vintage V100 est une guitare de type Les Paul, largement inspirée de la Gibson Les Paul Standard. La marque Vintage est surtout connue pour produire des guitares peu chères de type reissue ou relic avec des traces d'usure, comme s'il s'agissait d'une vieille guitare vintage justement. Depuis son association avec Trevor Wilkinson, inventeur et fondateur de Fret King, la marque Vintage a largement gagné en popularité.










Il existe donc deux types de guitares produites par Vintage : les guitares nommées ICON de type reissue mais aussi les guitares "normales". La principale différence entre les deux est évidement la finition. Mis à part les traces d'usures, le toucher est satiné ("peau de pêche") chez les ICON, tandis que les versions normales sont pourvues d'un vernis épais et brillant. Sinon on retrouve en général des mécaniques chromées chez les ICON, et des mécaniques de type tulipe chez les modèles normaux. Ici je vais tester le modèle standard, "non-icon".

Commençons par la base. Cette Vintage V100 est une Les Paul tout ce qu'il y a de plus classique. Elle est pourvue d'un manche collé en acajou de 22 cases avec un diapason 628mm. Des repères "couronne" ornent la touche palissandre. Un blinding est posé sur les contours du manche et un autre sur le corps. Le corps est en acajou avec une découpe florentine (pointue) pour l'accès aux aigus. L'accastillage est signé Wilkinson : mécaniques WJ44, micros MWVC. Le Tune-o-Matic ,de type moderne, peut être réglé à l'aide d'un tournevis. La particularité de la finition Iced Tea par rapport à la Tabacco Sunburst est qu'il y ait une table en érable flammée.


Les finitions sont globalement assez bonnes par rapport au prix. Même si je pense tout de même que c'est le point faible de cette guitare. Le vernis et la peinture sont bien posés. De même pour les blindings même si celui du manche présente une trace suspecte.. un petit impact peut-être? Les repères sont plutôt jolis, un peu plus gris que les repères des guitares Epiphone qui ont tendance à être plus blanc. Idem pour les incrustations de la tête, la fleur de lys donne un bon effet. Ce qui me gêne c'est surtout la finition des frettes. En effet, le niveau des frettes est plutôt moyen et ça frise à quelques endroits même si il n'y pas de "dead note". De plus le sillet de tête est d'origine réglé trop bas et ça frise beaucoup lorsqu'on joue la première frette. C'est vraiment le gros point noir. Evidement, la qualité des finitions varie d'une guitare à l'autre. Donc vérifiez bien votre guitare. Après je pense que la qualité s'est améliorée depuis.



L'électronique est disons bonne sans plus. Les volumes et tonalités ne sont utilisables que sur une faible course. Surtout les volumes qui manquent d'efficacité et qui ont tendance à gonfler les basses. La cavité électronique n'est pas super propre mais elle a le mérite d'être bien blindée.



Le manche est plutôt fin, proche d'un profil 60's avec des frettes medium. On peut facilement jouer vite même si au début le dos du manche au vernis glossy a tendance à ralentir la main dans ses déplacements. Je pense que le manche est un point fort de cette guitare. Il conviendra à beaucoup de personnes sauf peut-être aux amateurs de manches traditionnels, plus épais. L'accès aux aigus, comme sur toute Les Paul classique, est compliqué à partir de la 19-20e case. La tige du sélecteur de micros est un peu longue et on peut avoir tendance à la bouger sans le vouloir lorsqu'on joue en tapping.



Au niveau du son, on peut dire que c'est pas mal du tout. Les micros Wilkinson MWVC apportent un grain très épais, chaleureux, qui manque peut-être un peu de densité. Ils sont assez PAF dans l'esprit. Ils sont très polyvalents et sonnent plutôt bien au point que le changement de micros ne soit pas absolument nécessaire. En tout cas ça change des micros Epiphone qui sont généralement assez médiocres.
En clean le son est très chaleureux avec des basses rondes et des aigus qui carillonnent lorsqu'on les sollicite.
En crunch ça manque un peu de dynamique. C'est un peu "sec" à cause du manque de densité.
En disto elle rugit de manière assez étonnante. En effet les micros réagissent plutôt bien à la disto. Ils sont tranchants comme il faut, et pas trop brouillons avec de bonnes harmoniques. Bon après ce n'est pas non plus une guitare faite pour le métal hardcore. Mais hard rock et un peu de heavy métal passent très bien.




En conclusion :

Au final je pense que cette guitare est tout à fait correcte par rapport au prix. Les micros d'origine, le manche et l'accastillage sont vraiment les points fort. C'est une bonne alternative aux Epiphone. Maintenant avec le recul j'opterais peut-être plutôt pour un modèle ICON qui présente des caractéristiques plus originales même si elles sont un peu plus chères. Aujourd'hui le catalogue de Vintage s'est largement étoffé avec des guitares inspirées de celles de guitaristes connus : Peter Green, Joe Bonamassa, Jimi Hendrix, Slash ... Bref, un choix intéressant.
Notamment le modèle Peter Green nommé "Lemon Drop" qui a eu un certain succès même auprès de musiciens professionnels.


Mes améliorations :

Déjà j'ai rapidement changé les mécaniques. Car même si elles tenaient assez bien l'accord, sans plus, l'une d'entre elles vibrait et faisait un bruit peu agréable. J'ai opté pour des tulipes Schaller. Elles sont, je trouve, plus belles que les tulipes Grover et Gibson. Alors problème, les mécaniques d'origine sont très fines et évidement les trous de la tête ne sont pas assez larges pour accueillir de nouvelles mécaniques. Il a donc fallu percer. Mais le résultat est satisfaisant. Le bruit a disparu et surtout ça tient beaucoup mieux l'accord.


Ensuite j'ai opté pour un changement de micros. J'ai installé des Seymour Duncan Alnico II pro Slash Signature. Même si les micros d'origines sont très bien, je trouvais leur grain trop sec. Et puis étant un grand fan de Slash j'ai trouvé que c'était une bonne idée. Le son généreux, dense et très particulier de ces micros correspond exactement à ce que je cherchais. Il serait aussi intéressant de changer les potards.




J'ai aussi retiré une couche de vernis sur le dos du manche à l'aide de papier abrasif extra-fin.